Municipales 2026 à Bordeaux : Hurmic, Cazenave, Dessertine, derniers meetings avant le premier tour
Ce jeudi soir, plusieurs candidats aux élections municipales organisaient un meeting de fin de campagne avant le scrutin de ce 15 mars
Par Jean-Charles Galiacy et Daniel Bozec
Dessertine à Caudéran
Quelque 180 personnes assises, 140 debout, encore une vingtaine cantonnée dehors, sur les marches de la chartreuse Saint-André. Après avoir rempli la halle des Chartrons (750 personnes), Philippe Dessertine, candidat farouchement société civile et classé divers centre, en a fait autant à Caudéran, ce jeudi soir. Son discours d’une heure trente est déjà rodé, et il s’attelle désormais à le muscler.
Ainsi dit-il, de la « gangrène » du trafic de stupéfiant contre laquelle il entend déployer des renforts de police municipale et 1 000 caméras de vidéo-protection : « Regardez la Victoire, le cours Victor-Hugo, où les dealers vous regardent goguenards, personne ne les empêche de faire leur commerce mortel. » Il enchaîne : nécessité de desserrer l’étau du logement, qui interdit Bordeaux « aux jeunes et aux classes moyennes », ouverture d’écoles d’apprentissage dans les quartiers populaires, « tolérance zéro sur la saleté », « plan trottoirs », etc.
Coup de griffe pour le maire Pierre Hurmic, « grand spécialiste du robinet de finances publiques grand ouvert », qui a annoncé une rallonge de 5 millions d’euros au Grand-Parc. La première réunion d’entre-deux-tours de Philippe Dessertine est déjà prévue, et ce sera ici même, lundi à la même heure : « Si nous ne sommes pas élus dès dimanche soir, venez ! » Là, c’était de l’humour.


