Municipales 2026 à Bordeaux : « Pour faire bouger les choses, il faut rentrer dedans », selon l’ex-footballeur Johan Micoud
L’ancien virtuose des Bleus et des Girondins de Bordeaux, en campagne aux côtés de Philippe Dessertine lors de ces municipales, revient sur son tout nouvel engagement en politique
Recueilli par Jean-Charles Galiacy
Le 7 mars 2026
Toujours la même maîtrise pour frapper les coups francs et cette vista pour délivrer des passes au millimètre. Johan Micoud a chaussé les crampons, ce samedi 7 mars, pour un match de gala avec ses copains ou camarades colistiers, dont Philippe Dessertine, candidat à la mairie de Bordeaux. L’ancien grand joueur des Bleus et des Girondins, désormais consultant sur La chaîne L’Équipe, se lance en politique. Il revient sur cet engagement, né fortuitement d’une rencontre au cours d’un dîner avec des amis communs.
Quelle est votre relation à la politique ? Est-ce que vous avez baigné dedans dans votre jeunesse, en regardant, peut-être parfois, « 7 sur 7 » le dimanche soir… ?
« 7 sur 7 » ? ! Cela classe une génération, ça ! La politique, je ne m’y suis jamais vraiment intéressé de trop près, de manière assidue je veux dire, seulement en tant que citoyen lambda. Ma grand-mère était adjointe à la mairie dans notre village de Vallauris [près de Cannes, d’où il est natif, NDLR] donc, forcément, nous y étions un petit peu impliqués dedans sans que ce soit à 100 %. Finalement, comme je le dis régulièrement, mon parcours de vie est plutôt fait de rencontres. Et celle avec Philippe [Dessertine, NDLR] a été déterminante dans cet engagement politique, nouveau pour moi.
Des personnalités politiques vous ont-elles marqué dans votre jeunesse ?
Franchement, ce n’étaient pas des posters de politiques que j’avais dans ma chambre ! Je n’y vouais pas une grande passion…
Au cours de votre carrière, vous avez dû en côtoyer beaucoup, dans le vestiaire ou en dehors. Certaines vous ont-elles frappé ?
J’ai notamment eu la chance d’aller jouer en Afrique du Sud et de pouvoir y rencontrer Nelson Mandela, devenu plus qu’un homme politique, un personnage historique. Cela fut une vraie et belle émotion de pouvoir lui serrer la main. Évidemment, j’ai pu côtoyer d’autres personnalités qui passaient nous voir dans les vestiaires, notamment l’ancien maire de Bordeaux Alain Juppé, mais c’était bref. On ne discutait pas des heures…
« Franchement, ce n’étaient pas des posters de politiques que j’avais dans ma chambre ! »
Hormis votre nom et votre aura, que pensez-vous apporter au candidat Dessertine ?
Justement, le fait de ne pas être dans la politique de base, d’être un citoyen ordinaire. Forcément, je peux aussi lui transmettre les idées que j’ai pu vivre ou celles que je peux avoir dans le sport. Comment le hisser à un certain niveau dans notre ville ? Comment mener des projets communs sur l’ensemble du territoire ? Selon moi, la question du sport est essentielle puisqu’elle rebondit sur la société, sur l’éducation. Ses valeurs apportent du mieux au quotidien de chacun.
Depuis votre entrée en campagne, remarquez-vous des similitudes entre sport de haut niveau et politique ?
Je trouve les deux tout aussi raides ! Chaque camp essaye de se tirer la couverture. C’est un petit combat mais il s’agit aussi d’un vrai engagement, avec du travail et de la rigueur pour parvenir à ses objectifs. En cela, les deux se ressemblent.


