Philippe Dessertine, candidat à Bordeaux : « Le rôle du maire est d’aller chercher l’argent privé »
ENTRETIEN. L’universitaire, candidat sans étiquette à la mairie de Bordeaux, détaille auprès de « La Tribune Dimanche » son projet économique.
Propos recueillis par Pierre Cheminade
LA TRIBUNE DIMANCHE – Quel bilan faites-vous de la situation actuelle de l’économie bordelaise ?
PHILIPPE DESSERTINE – C’est préoccupant car les principaux moteurs économiques bordelais sont à l’arrêt. Le vin est face à une crise extrêmement grave qui a frappé les campagnes et qui va toucher Bordeaux. Ensuite, nous entrons dans un hiver des finances publiques, qui aura des conséquences dans une ville où le CHU est le premier employeur. La crise du logement est aussi plus aiguë à Bordeaux qu’ailleurs en France ce qui bloque les parcours résidentiels. Enfin, le commerce, moteur traditionnel, est lui-aussi en panne avec une accélération des fermetures.
Sur ce point, vous proposez un guichet unique pour faciliter les démarches des commerçants, un projet aussi porté par vos adversaires Pierre Hurmic et Thomas Cazenave…
Le maire ne peut pas interdire les chaînes mais il peut avoir une vraie stratégie pour développer le commerce et l’artisanat. C’est la priorité absolue. Il faut faciliter la logistique de livraison, faire venir des clients de l’extérieur en jouant sur le stationnement, en rénovant les trottoirs et en stoppant la piétonisation qui tue le commerce. Il faut mobiliser les banques pour qu’elles accompagnent les installations sur des implantations cohérentes. C’est aussi la création de grands évènements touristiques autour de l’art de vivre du Sud-Ouest, notamment en périodes creuses.


