Municipales à Bordeaux. Philippe Dessertine, le candidat stupéfiant
Au Théâtre Fémina à Bordeaux, Philippe Dessertine a présenté son projet devant ses colistiers et un millier de personnes réunies pour l’occasion.
Par Ugo AMEZ
C’est au son de Narcotic, le tube de Liquido, que Philippe Dessertine, candidat de droite sans étiquette aux élections municipales à Bordeaux a fait son entrée dans un Théâtre Fémina quasi plein le 23 février. Un clin d’œil possible à Johan Micoud, l’un de ses colistiers qui avait l’habitude d’entrer sur la pelouse de Lescure sur la même bande-son. À moins que ce soit pour illustrer un autre thème de la soirée : la lutte contre le narcotrafic.
Quoi qu’il en soit, le volet sécurité a occupé la première partie de son discours. Il a prôné la « tolérance zéro » envers les dealers qui, s’il est élu, seront tellement harcelés par la police municipale qu’ils seront obligés d’aller vendre leurs produits « à Limoges ou à Nantes ».
À l’applaudimètre, son public largement grisonnant a plébiscité sa conception de la mobilité qui ne mettrait plus de bâtons dans les roues des voitures. Il prévoit notamment de repasser à double sens certains axes de la ville et notamment l’avenue Louis-Barthou à Caudéran. Parmi les autres thématiques abordées, il a été question du logement et des finances publiques qui imposent de « changer de logiciel » afin de trouver de nouvelles marges de manœuvre.
1h20 après son entrée sur Narcotic, c’est la Marseillaise qui a retenti dans la salle. Un choix plus solennel.



